Pêche de la dorade en canal ou depuis une digue en méditerranée

Les lieux

La pêche en canal ou depuis une digue vise les dorades qui se déplacent pour chercher leur nourriture notamment entre les étangs et la mer. Elles aiment ces endroits riches en crabes et moules, leur nourriture préférée. Vous pourrez pratiquer cette pêche de la mi-mars à la mi-novembre. Les canaux célèbres sont ceux de Martigues, de Sète, de Marseillan et autres moins connus mais tout aussi efficaces.

Dorade de 1kg200 prise au canal de Sète
Dorade de 1kg200 prise au canal de Sète

Le matériel

La canne

La canne idéale pour pêcher en canal ou digue doit être comprise entre 3 mètres et 4 mètres. Elle doit avoir une puissance entre 50 et 100 grammes, car il faudra lancer un plomb de 80gr sans casser le scion, parfois plus lorsque le courant est très puissant. Concernant le type de canne, vous avez le choix entre les cannes téléscopiques et les cannes à emmanchement ou multibrins. Les cannes téléscopiques sont en un seul morceau et se déplient en tirant sur le scion. Celles à emmanchement sont composées de deux ou trois brins de plus d’un mètre qui s’emboitent les uns dans les autres. Evidemment, au niveau pratique, la canne téléscopique est moins encombrante et plus rapidement pêchante, le montage et moulinet pouvant rester dessus. Cependant, il arrive que les anneaux du scion tournent ou que l’on ne puisse plus rentrer celui-ci, c’est assez pénible. Je la recommenderai donc aux pêcheurs en digue, qui crapahutent sur des rochers et marchent beaucoup plus qu’un pêcheur en canal qui a la voiture à côte. Si vous débutez, consultez les forums de pêcheurs en mer, notamment cotepeche.fr et freestyle-fishing.com. En général, ils conseillent des cannes caperlan qui ont un bon rapport qualité prix. Sachez que les cannes s’abiment sur les rochers, ne mettez pas une fortune dedans! Si vous êtes carpiste, prenez vos cannes à carpes, elles sont idéales pour la pêche en canal.

Quelques cannes dorades de qualité

SUNSET MARINA (téléscopique environ 50€)
SUNSET SETOISE (multibrins autour de 65€)

SUNSET VISTA (télescopique autour de 80€)
SUNSET AURATA (multibrins autour de 135€)
Si je mets en avant la marque SUNSET, c’est tout d’abord parce qu’elle est française et distribué dans quasiment tous les magasins mais surtout car le service après vente est à la hauteur et rapide. Quand on casse un scion, on aime bien que le nouveau arrive rapidement…

Le moulinet

Le moulinet devra avoir un frein irréprochable, la dorade se défendant très bien. Actuellement, les marques shimano et daiwa sont des valeurs sûres. Prenez un moulinet spécial mer, la corrosion est importante et les euros dépensés en plus permettront d’accroître sensiblement sa durée de vie. L’emblem 5000T de DAIWA est une valeur sûre.

Quelques moulinets pour la dorade

SUNSET SUNCHROME SW 6003FD
SHIMANO CATANA FC

Le fil

Voilà un élément pour lequel il ne faut pas mégoter. Quoi de plus désagrable qu’un fil qui vrille, qui ne résiste pas aux noeuds ou qui fait des perruques sans arrêt. La dorade est méfiante et rusée, ne rechignez pas à payer un fil de qualité. Vous allez pêcher dans des endroits où il y a des huitres et des moules au fond de l’eau et des rochers vers lesquels la dorade adore aller se frotter en court de combat. Les marques proposent des fils idéaux pour la dorade, notamment ASSO ULTRA ou GRAUVELL TEKLON GOLD. Pour la taille, prenez un fil entre 25 et 35 centièmes (idéal à Sète car beaucoup d’accrochages et d’abbrasion), sachant que plus il est gros, plus il résonne dans le courant. Pas la peine de pêcher comme grand père avec du fil en 50 centièmes, la dorade ne dépasse pas 8kg par chez nous. Remplissez le moulinet jusqu’à environ deux milimètres du bord de la bobine, pas plus pour ne pas faire de perruques mais assez pour lancer sans forcer.

Le bas de ligne

Voilà un autre élément pour lequel il ne faut pas avoir d’oursins dans les poches. Je le répète, la daurade est un poisson très méfiant, notamment en journée quand les eaux sont claires. Investissez dans un fil en fluorocarbone, qui est quasi invisible sous l’eau. Plus on pêche fin et plus on a de touches, c’est bien connu. Dans les endroits encombrés, comme à Sète notamment, privilégiez un bas de ligne d’un mètre cinquante en 24 à 28 centièmes. Si vous n’accrochez pas et que le courant n’est pas très important, allongez le bas de ligne et descendez autour de 20 centièmes. La longueur du bas de ligne s’explique par le fait que la dorade « goûte » l’appât, et si elle ressent la moindre résistance, elle recrache. Un long bas de ligne évite donc qu’elle sente le plomb. Niveau marque, j’utilise beaucoup le POWERLINE Super Hard et le BERKLEY TRILENE.

Les hameçons

Ne partez pas à la pêche de la dorade sans hameçons corrects. Vous allez louper des poissons, ils vont se décrocher et ça va vous énerver, j’en ai fait l’expérience. L’hameçon le plus célèbre est le gamakatsu 3310 (à palette) ou son cousin le 3313 (à oeillet), un best seller afuté au laser et qui ne déçoit pas. Il rentre bien dans la bouche pavée de la dodo. Asari, sasame et VMC sont aussi de bonnes marques. Prenez un sachet de 6, de 4 et de 2. Plus gros si vous pêchez avec des appats plus volumineux. Attention, c’est l’hameçon qui s’adapte à la taille de l’appât, pas l’inverse.

Le montage

Le montage le plus simple est composé d’une olive de 30 à 100 grammes suivant le courant, suivie d’une perle molle et d’un émerillon noir à agrafe, puis d’un mètre cinquante de bas de ligne et d’un hameçon n°6 à 2/0 suivant l’appât. La perle molle empêche le plomb d’endommager le noeud de l’émerillon. Ne vous compliquez pas la vie avec des plombs arlesey et des anti-tangles, vous allez laisser des sous au fond de l’eau pour rien. Je vous donne un bon plan pour les plombs, vous avez sur ebay un vendeur passionplomb34 qui fait 50 olives à 38€. Prix imbattable à part si vous coulez vous-même vos olives (ce qui n’est pas sans risque)

Le trépied

Bien que certains pêcheurs de Sète préfèrent poser la canne par terre, canne dans le sens opposé au courant, il ne va pas sans dire que celà abime les cannes. L’idéal si vous êtes soigneux est quand même d’acheter un trépied en aluminium ou inox. J’ai investi pour ma part 15€ dans un modèle Caperlan, la marque française de Décathlon, qui se révèle parfait. A noter que par grand vent, il peut être nécessaire de pendre un poids par le crochet situé sous le trépied. Utilisez le seau contenant vos crabes par exemple 😉

Autres accessoires

La bourriche anglaise ou un sarou, plus commodes qu’une glacière, ils permettent de conserver le poisson vivant dans de bonnes conditions, surtout quand il fait chaud. Pensez à y attacher une corde assez longue, on n’est pas toujours à côté d’un escalier. L’inconvénient est que les curieux aiment bien voir dedans ce qu’il y a, quitte à se retrouver à votre poste le lendemain. C’est de bonne guerre! En digue, la bourriche, c’est plus compliqué, notamment quand il y a de la houle. Pensez aussi à prendre une épuisette, ou salabre dans le midi. Quelle rage de perdre un beau poisson car on n’a pas pu le remonter sur le quai. Prenez en une avec des mailles anti-hamecons, pour éviter de perdre une heure à l’enlever. Enfin, pensez à une lampe frontale si vous pêchez la nuit, un chiffon, de l’eau pour boire, et des lunettes de soleil polarisantes!

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